Queen throwing coin into Centennial Flame in OttawaFondée en 1958, l’Association canadienne pour l’intégration communautaire est une fédération nationale qui regroupe plus de 40 000 membres individuels, 400 associations locales et 13 associations provinciales et territoriales pour l’intégration communautaire. L’ACIC est un organisme national axé sur la famille qui est régi par un conseil d’administration composé de représentants de partout au Canada. L’ACIC est activé par un réseau national de bénévoles et appuyé par une équipe nationale.

Les organismes nationaux qui font partie de l’ACIC sont l’Association canadienne pour l’intégration communautaire (l’ACIC nationale), l’Institut de recherche et de développement sur l’intégration et la société (IRIS), la Fondation de l’ACIC, Inclusive Education Canada (IEC) ainsi que Prêts, disponibles et capables (PDC).

Dans le but d’atteindre des objectifs d’intégration communs, l’ACIC travaille en collaboration travaille en collaboration et partage le leadership avec les associations provinciales et territoriales pour l’intégration communautaire, ainsi qu’avec d’autres partenaires et organismes soutenant les personnes handicapées à l’échelle nationale.

NOUS SOMMES RECONNUS POUR…

  • Travailler avec les centres de la petite enfance et les garderies afin de favoriser l’intégration de tous les enfants.
  • Travailler avec les systèmes scolaires et les éducateurs pour que tous les enfants reçoivent une éducation de qualité et qu’ils puissent profiter de l’école avec leurs pairs.
  • Créer des possibilités d’emploi pour les personnes ayant une déficience intellectuelle.
  • Permettre aux gens de s’impliquer dans leurs communautés grâce à des activités récréatives, des loisirs et du bénévolat.
  • Veiller à ce que les personnes aient accès au soutien dont elles ont besoin pour vivre leur quotidien dans leur propre communauté.
  • Soutenir les rêves et les droits des personnes ayant une déficience intellectuelle de vivre dans leur propre logement avec des mesures de soutien appropriées.
  • Agir comme chef de file dans les rapports avec le gouvernement afin de promouvoir les politiques et les programmes qui aident les personnes ayant une déficience intellectuelle à vivre, apprendre et travailler dans leur communauté.
  • Offrir de l’information, des ressources et de la formation aux familles, aux prestataires de services et aux autres.
  • Travailler avec le système de justice pénale pour s’assurer que les personnes ayant une déficience intellectuelle sont traitées équitablement.

L’ÉTINCELLE QUI SERT DE DÉCLENCHEUR

« Les pages de l’histoire sont écrites et réalisées dans le cadre de la lutte que mènent les vraies personnes, leurs mouvements sociaux et leurs organismes afin de façonner les valeurs, ainsi que dans le cadre des luttes qu’ils livrent sur les valeurs qui prévaudront dans la société et dans l’ordre économique, culturel et politique à tout moment donné. Le cœur de notre histoire, le cœur de qui nous sommes en tant qu’association et mouvement, c’est précisément ces luttes. » Michael Bach, vice-président à la direction de l’ACIC de 2002 à 2017.

Voice of The People, Toronto Star ArticleLes débuts de notre mouvement remontent aux années 1930, lorsque des groupes de parents commencent à se former pour transformer leurs luttes privées en luttes collectives et attirer l’attention du public sur leur cause. Ces réseaux populaires d’organisations familiales se forment d’abord à Montréal, et puis plus tard en Saskatchewan ainsi qu’en Ontario. Un des exemples d’organisation locale est celui d’une grand-mère, Victoria Glover, qui a écrit un éditorial pour le Toronto Star en 1948. L’article de Mme Glover a mobilisé les parents.

Les enjeux mobilisateurs de l’époque étaient axés sur l’accès aux services et à l’éducation (car il était illégal que les enfants ayant une déficience intellectuelle fréquentent l’école). Les parents ont formé des associations locales et provinciales pour défendre leur cause auprès du gouvernement et coordonner les efforts des différentes communautés. En 1958, les associations provinciales ont créé l’Association canadienne pour les enfants arriérés (ACEA) pour faire connaître leurs préoccupations à l’échelle nationale.

Tout au long des années 1960, les associations locales ont mis sur pied des services locaux pour les personnes ayant une déficience intellectuelle et les gouvernements provinciaux ont entamé l’expansion de leurs installations grâce au plaidoyer des organismes et des familles. Dès 1963, des discussions sur la nécessité d’avoir un Institut canadien pour la déficience mentale (ICDM) sont amorcées. L’Institut (aujourd’hui IRIS) a été lancé en 1968 « pour aider à stimuler le passage de la théorie à l’action et, inversement, pour faire connaître les problèmes rencontrés sur le terrain à ceux qui étaient capables de mener la recherche appliquée qui s’avérait nécessaire ».

À la fin des années 1960, l’Association a été témoin d’une expansion impressionnante d’initiatives de services locaux, de recherche et de manifestations, d’un nombre croissant de « directeurs des services de déficience mentale » au sein des gouvernements provinciaux et de la création d’établissements de recherche. Bien que ces développements (qui comprennent les ateliers protégés, les écoles ségrégées et les résidences de groupe) aient été couronnés de succès selon les normes des années 1960, ceux-ci ont également incité l’Association à prendre une pause et à réfléchir sur ses futures orientations.

« Aujourd’hui, il est presque impossible d’imaginer la vie des personnes ayant une déficience intellectuelle et de leur famille à cette époque. La société était très peu chaleureuse à leur égard et elle les accueillait difficilement. Les mesures de soutien dans la communauté n’étaient pas à l’ordre du jour du gouvernement. Si les familles avaient un choix, c’était soit l’absence totale d’aide, soit l’institution qui, en vertu de la législation sur la santé, offrait peu de mesures de soutien outre les soins médicaux et les soins de garde de base. Les familles devaient même souvent chercher un médecin généraliste qui accepterait leurs enfants comme patients. Bien que quelques familles aient commencé à faire appel l’une à l’autre, la plupart d’entre elles demeuraient isolées dans des communautés indifférentes où elles étaient confrontées quotidiennement à la stigmatisation sociale envers la déficience intellectuelle. » Audrey Cole, associée distinguée de l’ACIC

CACL self advocatesLes membres de l’Association ont commencé à s’interroger sur le genre de services, de communautés et de société qui devraient être créés.

L’Association a réorienté sa réflexion sur la déficience intellectuelle et elle a commencé à considérer les questions fondamentales touchant les personnes ayant une déficience intellectuelle comme des droits fondamentaux d’égalité, de respect, de dignité et de droits de la personne. Lorsqu’en 1985, l’Association est devenue l’Association canadienne pour l’intégration communautaire (ACIC), le changement reflétait cette transformation de la pensée et des valeurs. La question n’était pas de « réparer » les personnes ayant une déficience intellectuelle, mais de créer des communautés équitables et diverses où tout le monde est accueilli et y a sa place.

En 1987, l’Association a rédigé un énoncé sur les valeurs et les principes fondamentaux de l’adhésion, de la citoyenneté et de l’autodétermination. L’Association s’est fixé des objectifs – notamment de fermer les institutions et les ateliers protégés, de rendre le financement des services plus favorable à l’autonomisation des choix individuels et de créer des communautés où les enfants et les familles étaient soutenus – et elle a élaboré une réorientation profonde de l’Association à tous les niveaux en énonçant clairement qu’il était temps de transformer les services de ségrégation que notre mouvement avait mis sur pied à l’époque où il n’y avait rien d’autre.

L’ACIC est entrée dans les années 1990 fermement ancrée dans son engagement envers la transformation des communautés, des systèmes et des lois qui maintenaient les gens confinés aux institutions et exclus de la communauté, et elle travaille à cet effet depuis ce temps.

CACL and advocates outside Canadian Parliament in snow storm.

L’ACIC est un chef de file dans la promotion de l’intégration et des droits des personnes ayant une déficience intellectuelle et de leurs familles notamment en ce qui a trait à la désinstitutionnalisation, l’intégration scolaire, la création de communautés inclusives, les initiatives de soutien aux familles, l’accès à l’emploi, ainsi que relativement à de nombreuses affaires en justice faisant avancer notre cause et au développement du leadership.

LE MOUVEMENT DES PERSONNES HANDICAPÉES AU CANADA

Les personnes handicapées luttent pour l’acceptation et l’égalité depuis des siècles. Elles sont sujettes à la discrimination, maltraitées, incomprises, opprimées, persécutées et parfois tuées à cause de préjugés, d’intolérance et d’indifférence.